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Programmation

Soyez à l'écoute! 😃 Nous vous tiendrons informés des nouvelles programmations. Merci de préférer le centre OUADADA.

Colloque International à la Galerie Colbert, Paris.

Date : 11 septembre 2015
Heure : 0 h 00 min - 0 h 00 min
Lieu: Galerie Colbert, Paris
colloque international

colloque internationalDynamiques d’une Histoire et d’une création: Le cas du Bénin.

Avec l’internationalisation de la scène artistique et la globalisation du marché de l’art sont apparues de nouvelles formes d’appréhension de la création :

l’idée du transnational, de l’art de la diaspora ou des « archipels » de créations colloque internationaldénationalisées tendent à supplanter les catégories nationales, voire continentales. Mais ce courant de pensée correspond-il véritablement à un effacement des différences nationales ? Et qu’en est-il de la création artistique sur place ?

S’inscrivant dans le cadre d’un programme de recherche du Labex CAP, mis en place entre l’HiCSA / université Paris 1 Panthéon Sorbonne, l’université d’Abomey-Calavi et l’Institut national d’histoire de l’art, ce colloque constitue la première étape d’une réflexion sur les liens entre création contemporaine en Afrique et diffusion internationale en se concentrant sur le cas particulier du Bénin. Faisant intervenir les acteurs de la création et de sa valorisation, des artistes, chercheurs et commissaires d’exposition, il a pour ambition d’interroger les processus de transformation, de traduction ou de création à l’oeuvre d’une scène l’autre, du local au global.

 

Sous la direction scientifique de

Didier Houénoudé (université d’Abomey-Calavi, Bénin)

et Maureen Murphy (université Paris 1 – Panthéon Sorbonne / HiCSA)

 

Concert de Jazz et de Gospel présenté par l’artiste Américaine Joan Minor et sa bande

Date : 10 juillet 2015
Heure : 0 h 00 min - 0 h 00 min
Lieu: Centre culturel OUADADA
concert jazz

L’Ambassade des Etats-Unis près le Bénin et le Centre Culturel Américain vous invitent  le vendredi 10 Juillet 2015 à 14H30 précises, à un concert époustouflant de Jazz et de Gospel présenté par l’artiste Américaine Joan Minor et sa bande, au Centre Culturel OUADADA de Porto-Novo.

Entrée gratuite

Les Rois et la calebasse de morale, Spectacle de conte avec la Cie AJULU-BENIN,

Date : 30 mai 2015
Heure : 0 h 00 min - 0 h 00 min
Lieu: Centre culturel OUADADA
conte Roland

Dans un village, un arbre portait une calebasse qui parlait tout comme un humain. Cette calebasse faisait entendre les secrets des habitants, et même du roi. Indigné le roi abattit l’arbre, et découpa la calebasse en morceaux. Surpris de revoir la même calebasse parler dans son palais, il appela au secours d’autres rois…
Ce conte fantastique emmène le spectateur dans une aventure pleine de surprises et de belles leçons.
– Une écriture de Roland TCHANVOHEDOU
– Mise en scène : Jilles ARABA

Lieu Centre Culturel Ouadada Porto-Novo Tokpota, non loin du CSP les JAMBETTES
Date Samedi 30 Mai 2015 à 17h

Entrée : 250F / 500 francs

Winoc Boton

babalawoNous ne pouvons aborder l’exposition « Vodùn-Art-Héritage » sans au préalable parler du Fa. fa churchIl est omniprésent dans la vie des populations, on le consulte à toutes les occasions, avant et après chaque rituel, cérémonie, naissance, mariage, décès, etc. « Rien ne se fait à la légère sans consultation préalable du Fa. Cet état de choses s’étend à toutes les couches de base du pays. Il ne faut pas nommer un chef sans consulter le Fa. S’agit-il d’un mariage? Il faut nécessairement que le Fa se prononce sur la nature bénéfique ou maléfique de cette union ; et en dernier ressort, c’est son avis qui est écouté et suivi. Pour un enfant, depuis la grossesse jusqu’à la naissance, sa vie est annoncée et orientée par le Fa qui prédit son destin, et indique s’il y a lieu, les sacrifices « vôssissas et adras » à consentir. » (Hounwanou R.). On comprend donc tout l’attachement que lui accordent les populations et le rôle capital qu’il joue dans leur vie.

fa churchLe Fa est le porte-parole des vodùn, le langage permettant de dialoguer avec eux, de connaître fa churchleur pensées et leurs volontés. Il parle en paraboles, seul le devin, bokonon (Goun) ou babalawo (Yorouba), peut les traduire, les expliquer et prescrire les libations. Beaucoup de personnes disposent d’un Fa, précieusement conservé dans une calebasse et souvent consulté par le bokonon de la famille qui prescrit et fait les rituels, au moins une fois par an.

Dans la société traditionnelle, la vie est engendrée par la combinaison et la fusion de quatre éléments : feu, air, eau et terre. La combinaison et la fusion de ces quatre éléments sont représentées par des signes qui sont reliés à divers symboles. Chaque signe a son histoire, ses contes, ses proverbes et ses recettes qui sont étroitement liés à des plantes, des animaux, des roches, des métaux, des arbres, etc., dont seul le bokonon et les initiés connaissent les secrets. « Toutes les recettes et tous les travaux réalisés avec des plantes sont classés par le babalawo dans les 256 signes, odù de Ifa, ce qui établit fréquemment des liens entre les noms des recettes, les noms des plantes et les noms des odù de Ifa, et ceci plus spécialement avec les deuxièmes noms donnés à chaque odù.» (P. VERGER).

babalawo

collection ouadadaGéo-symbole
Les végétaux, notamment les arbres (ati), occupent une place primordiale dans l’aménagement d’une place vodùn (vodùn honto), et sont indispensables à la pratique du culte. A chaque vodùn est associée une variété de plantes (ama), dont les vertus et l’emploi sont tenus secret par les prêtres (vodùnnon). Elles sont considérées comme des enfants du Ciel et de la Terre, interviennent au niveau de la liturgie, indiquent les lieux vodùn et abritent des divinités. B. Roussel raconte une fable du Fa qui présente le fondement mythique de cette particularité:

« A l’origine du monde, le Ciel (ou, dans certaines versions, Hevioso, le dieu du tonnerre) et la Terre (ou, souvent Anyigbanto, principe féminin de Sakpata, divinité de la variole) étaient mari et femme, aussi proches l’un de l’autre « qu’une calebasse de son couvercle ». De leurs amours naquirent des enfants : les premiers furent les plantes ; vinrent ensuite les kifouly aachaanimaux, puis les hommes. La belle harmonie originelle ne tarda pas à être brisée par le comportement de ces derniers, volontiers querelleurs et bruyants. Le Ciel, lassé de leurs frasques, en fit grief à la terre et sur les conseils perfides de Dan, le python arc-en-ciel, s’éloigna de son épouse. La terre maternelle craignant pour sa progéniture, inventa alors les premières prières, fit les premières offrandes et supplia le Ciel de ne pas abandonner ses enfants. Il se laissa fléchir et pour ne pas frapper injustement les plus sages d’entre eux, les végétaux, envoya la première pluie, créant ainsi le cycle des saisons dont les hommes et les animaux surent aussi en tirer profit. Les herbes et les arbres, apparaissent donc comme les enfants aînés et préférés des dieux, les intermédiaires privilégiés entre l’au-delà et le monde. ».

Winoc Boton

On comprend donc pourquoi les plantes sont étroitement liées aux vodùn, et lorsqu’une plante sacrée n’est pas présente sur un lieu de culte, elle est nécessairement plantée par les adeptes, ainsi le Newbouldia laevis, communément appelé hùnti par les adeptes (vodùnsi) et kpati par les profanes, est obligatoirement planté pour marquer la présence d’un vodùn sur un lieu. Le mot « hùnti » est composé de « hùn », qui veut dire vodùn ou le sang, et « ti » qui veut dire arbre, alors « hùnti » signifie arbre vodùn.

Ferdinand CoshVodùn, offrande et sacrifice
La matérialisation du vodùn est liée aux mythes, légendes, Ferdinand Cosh épopées, contes, et symboles qu’il représente. Il est souvent représenté entre autres par une statuette, des jarres, la ferraille, un tumulus en terre de forme variable comme :

kango legba– Lègba (divinité qui protège la maison, la place publique, le marché, la ville, etc.),
– Sakpata (divinité liée à la Terre, l’un de ses attributs serait la variole),
– Dan (divinité liée au serpent, à l’eau, à l’arc-en-ciel et à la richesse),
– Ogou (divinité liée au métal et adorée par les forgerons et tous ceux qui utilisent des outils en fer),
– Hêviosso (divinité liée à la foudre, au tonnerre et symbolisée par une double hache).
– Des arbres comme lokoti ou iroko (Milicia excelsia) et adjrohùnti ou fromager (Ceiba pentandra) abritent des esprits spécifiques ou des vodùn.

kango legbaLes anthropologues s’accordent pour classer les vodùn en deux grandes catégories : Les vodùn ethniques qui gravitent autour des ancêtres du lignage et les vodùn inter-ethniques qui se manifestent soit dans des phénomènes de la nature soit dans des êtres historiques ou mythiques. Un lien de solidarité, dit Maupoil, unit les vodùn et les hommes, ils se complètent et ne pourraient se passer les uns des autres, et par leurs prières et leurs sacrifices, les hommes donnent la force aux vodùn et assurent leur immortalité.

kininssi

sakpataLe vodùn est régulièrement nourrit par des offrandes comme la farine de maïs, l’huile de palme, l’alcool, la sucrerie, etc., et par le sang et la chaire des animaux comme le coq, le canard, le chien, le mouton, et autres.

Ferdinand Kosh Ferdinand Cosh Ces matières organiques sacrificielles modifient continuellement son aspect visuel, son allure, sa couleur et sa forme, montrant ainsi une prodigieuse imagination des populations et une intensité magique, révélant l’omniprésence du sacré.

Lègba (Goun) ou Eshu Elegbara (Yorouba)
Le lègba chez les Adja-Fon ou Eshu Elegbara chez les Yorouba constitue un élément quasi permanent du paysage urbain, son aspect rustique effraie et impose le respect des lieux où il est installé. Pour ce qui est de la partie visible de l’iceberg, le lègba est fait de motte de terre, parfois ceinturé de tissu blanc ou de toile de raphia, sa représentation varie entre un tumulus de terre aux formes animale ou humaine des plus étranges. Les humains sollicitent le lègba pour transmettre un message à un vodùn ou pour demander sa protection. Il est souvent arrosé par le sang des animaux sacrifiés et recouvert de substances variées constituant les winoc Boton Tohossouoffrandes.

Selon la légende, Lègba aurait vécu à Ijebu au Nigéria. Son origine remonte à l’ethnie des Egba, sous-groupe Yorouba. N’ayant pas de domaine propre à gérer, Lègba serait en réalité le personnage le plus nanti qui pouvait se déplacer librement d’un domaine à l’autre. Il joue le rôle d’intermédiaire entre les Hommes et les divinités, il est le gardien et le messager de tous les vodùn et des Hommes qui ne comprennent pas la langue des dieux.

Adepte et initiation
L’adepte vodùn (vodùnsi) sert de lien entre le profane et le vodùn, il exerce toutes les fonctions cultuelles et est appelé initié, mais tous les initiés ne passent pas nécessairement par le couvent, il y a ceux qui le sont parce qu’un parent détenteur de force sublime, sentant sa mort prochaine, décide de léguer son vodùn à un de ses enfants. Que cela soit en dehors ou au sein du couvent, l’initiation est toujours sélective : c’est le vodùn même qui choisit sa femme, lors de la consultation du Fa.

L’entrée du novice (hùnsi yoyo) dans le couvent passe obligatoirement par une mort symbolique, parfois violente, et une nouvelle naissance. Durant la période initiatique, il est confié à des vodùnsi qualifiés qui lui enseignent les codes de la parole et le forment aux sciences de la vie et à la double fonction vitale et mortelle des plantes. L’instruction dans ces lieux est transmise par la parole, de génération en génération et prend appui sur une connaissance extrêmement minutieuse de l’environnement, le hùnsi yoyo doit reconnaît les vertus thérapeutiques des plantes et ne doit pas ignorer les incompatibilités, ceci lui permet de manipuler le poison avec extrême dextérité. P. Verger fournit un répertoire de 447 formules médicinales, magiques, des lexiques, des noms de plantes et des classifications scientifiques, dans son ouvrage intitulé : « Ewé, le verbe et le pouvoir des plantes chez les Yorùba, Paris, 1997 ». Le couvent forme spirituellement le corps, l’âme et l’esprit du hùnsi yoyo et le façonne avec une telle précision qu’il peut devenir plus tard prêtre ou prêtresse, prenant la relève, pour l’initiation des générations futures.

Marc Houssou sapkataL’art tient une place notoire à travers le chant, la musique, la danse, la mise en scène et la littérature comme les proverbes, les contes, les légendes, les épopées, les histoires, etc. Le hùnsi yoyo apprend à sculpter et à fabriquer des instruments de musique comme des tambours, le hochet, le gong, la flûte, et autres. L’art culinaire, l’hygiène corporelle et la propreté de son environnement sont autant de matières qu’il doit apprendre, car il est formé pour devenir vodùnsi, c’est-à-dire épouse du vodùn et sera à ce titre, astreint à prendre part à tous les rituels de la collectivité familiale, notamment la grande cérémonie, hùnwê, organisée périodiquement pour glorifier les vodùn du lignage.

Cérémonie vodùn, Hùnwê
Le hùnwê est une cérémonie organisée par le lignage pour glorifier les vodùn, elle occasionne la rencontre entre les générations, favorise l’échange et la restitution de l’histoire, et garantit l’unité des familles auxquels l’ancêtre-dieu a donné naissance. « Les cultes ne mettent pas uniquement en jeu un groupe résidentiel. Leur principale fonction est de souder un groupe social, réuni lors de cérémonies, mais quotidiennement dispersé dans la ville, dans le pays et même dans les pays voisins. La grande fête annuelle du hennuvodoun (hunhué), qui nécessite la présence des autres vodoun de l’ako scelle cette unité. » (A.Sinou et B. Oloudé, 1988).

Le hùnwê se déroule principalement sur la pace vodùn (vodùn honto), mais des rituels ont lieu également dans les marchés et dans les rues. Durant la cérémonie, la place vodùn se transforme en un véritable lieu de spectacle. Elle est envahie par des centaines de personnes qui viennent voir la performance artistique des vodùnsi. Les avocê portent des divinités dans leurs mains, sur leur tête ou sur leurs épaules et se dirigent vers les percussionnistes qui sont installés sous le figuier pour danser.

Chaque rythme vodùn est associé à des proverbes, des contes et des légendes que seuls les musiciens initiés connaissent les secrets et jouent avec dextérité. Les instruments de musique utilisés sont souvent des tambours, des clochettes, des gongs, des hochets ou le asso . Les vibrations et les sons émis par divers registres autant par les voix que les percussions, transportent le vodùnsi dans un nouvel état, il est possédé, parle un langage codé et exécute des danses frénétiques.

 

 

 

vodun art héritage

Le vodùn ne cesse de fasciner, c’est une source d’inspiration puissante pour les artistes. Il peut être décrit comme une religion, une culture, une tradition orale, une philosophie, un langage, un art, des danses, un style de musique, un art de la médecine, un héritage, une justice et un pouvoir. Pour autant, il n’est pas aisé de comprendre la complexité du culte et de ses pratiques. Ceux-ci apparaissent, pour reprendre l’expression de M. Griaule, comme « Un système de relations entre le monde visible des hommes et le monde de l’invisible régi par un Créateur et des puissances qui, sous des noms divers et tout en étant des manifestations de ce Dieu unique, sont spécialisées dans des fonctions de toutes sortes ». Selon J. Agossou, « Vodoun fut traduit à tort par fétiche. En réalité l’objet matériel n’est qu’un support. C’est le résident du support qui est considéré et non cet arbre, cet animal, ce tumulus qui le cache. ». Pour les adeptes, le vodùn est une entité immatérielle qui surpasse l’homme, c’est une force et une énergie qui peut emprunter plusieurs canaux pour s’exprimer. Il ne s’agit pas de revenir sur les définitions utilisées jusqu’à présent par les anthropologues pour traduire le mot vodùn, mais il est question d’interroger la réalité des pratiques et de la confronter à la création contemporaine pour comprendre comment les artistes en révèlent les attributs et les restituent à travers la vidéo, la photographie, la peinture, la sculpture, la récupération, le détournement, l’appropriation, l’installation ou l’assemblage de matériaux hétéroclites.  « Depuis quelques années, il s’invite au musée et dialogue avec l’art contemporain. En 2011, la Fondation Cartier pour l’art contemporain expose la collection de bicios[1] de Jacques Kerchache et l’année suivante, le musée du quai Branly accueille « les maîtres du désordre » qui croise les références au vaudou, à la folie, au chamanisme, ou à la création contemporaine. Comme une forme de consécration, un musée dédié au vaudou est inauguré en 20014, à Strasbourg, construit autour des objets collectionnés par Marie-Luce et Marc Arbogast, et intégrant également de l’art contemporain. » (Maureen Murphy, 2014).

« Vodùn-Art-Héritage » est une exposition d’art contemporain qui ouvre la réflexion sur les processus de patrimonialisation du vodùn, son entrée au musée, la transmission de l’histoire et de la mémoire collective par la création, la forme, la couleur, le symbolisme, l’installation, la performance, la mise en scène, et autres.

Gérard Bassalé

Commissaire de l’exposition


[1] Objet de culte anthropomorphe ou informe utilisé dans le vaudou comme objet de pouvoir.

 

 

 

 

 

 

 

Projections Vidéos, Collection du Frac des Pays de la Loire les vendredis 24 et 31 octobre 2014 et les 7 et 14 novembre 2014

Du: 24 octobre 2014 - Au: 14 novembre 2014
Heure : 0 h 00 min - 0 h 00 min
Lieu: Centre culturel OUADADA

médiation marginauxUne sélection d’œuvres vidéo de la collection du Frac des Pays de la Loire (France) est proposée par Margaux Brun, chargée de médiation, dans le cadre d’un cycle de projections les 24 et 31 octobre 2014 et les 7 et 14 novembre 2014, de 19h30 à 20h30 au centre culturel OUADADA.

mediation marginauxCe cycle de projections intègre le projet pédagogique Un art du geste, réalisé dans le cadre d’un partenariat avec le Frac des Pays de la Loire.

 

Plus d’informations : lesmainsinvisibles.blogspot.com

Contact : Margaux Brun – mrgx.brun@gmail.com

 

A propos du Frac des Pays de la Loire

Entre 1981 et 1983, dans le cadre de la politique de décentralisation culturelle, les Fonds régionaux d’art contemporain (Frac) sont créés dans chaque Région de France. Ces structures sont des associations financées à parité par l’État et la Région.

C’est dans ce contexte en 1982 que le Frac des Pays de la Loire voit le jour. Il a pour mission de constituer une collection internationale, d’organiser des expositions sur le territoire régional, de sensibiliser le public à l’art d’aujourd’hui pour participer au développement, à la diffusion et à la connaissance de la création contemporaine.

Après avoir occupé l’Abbaye Royale de Fontevraud où les premiers Ateliers Internationaux sont organisés dès 1984, le Frac est accueilli en 1988 dans la villa néo-classique de la Garenne-Lemot à Clisson. En 1994, le Frac s’installe temporairement à Nantes dans un ancien entrepôt aménagé et la Ville de Saint-Nazaire accueille dans le même temps les Ateliers Internationaux.

En 2000, le Frac déménage à Carquefou, dans l’agglomération nantaise. Pour la première fois, une Région installe son Frac dans un bâtiment spécialement créé pour répondre aux exigences de ses missions. Situé dans un environnement privilégié au coeur d’une clairière bordée de sentiers de randonnée, il bénéficie d’un agréable contexte naturel.

Le Frac des Pays de la Loire est subventionné par le Ministère de la Culture et de la Communication, Direction régionale des affaires culturelles des Pays de la Loire, et la Région des Pays de la Loire.

 

Les œuvres vidéo à découvrir…

 

Vendredi 24 octobre 2014 de 19h30 à 20h30

Fischli & Weiss, Der Lauf der Dinge (Le Cours des choses), 1986-87

Vidéo en couleur, sonore, 16 mm

Durée : 30’

Collection du Frac des Pays de la Loire

Peter Fischli et David Weiss sont nés à Zurich, respectivement en 1952 et 1946. Ils vivent en Suisse. Après des études d’art (à Bologne pour le premier, à Zurich, en sculpture, pour le second), ils décident à partir de 1979 d’élaborer une œuvre commune. Une œuvre qui s’inspire de l’esthétique dite « populaire », à travers laquelle ils réinterprètent le quotidien entre amusement et désabusement.

Le Cours des choses est une œuvre singulière, le film est un corollaire, une suite naturelle d’accidents scientifiquement organisée ; un ballon se gonfle, une roue roule, une casserole s’enflamme… Il est aussi l’expression du principe de causalité qui consiste à affirmer que rien n’arrive sans cause. Ainsi va le cours des choses : elles tombent, se retournent, prennent feu, explosent par simple contact ou rencontre. Fischli et Weiss ont la gravité des enfants qui empilent des cubes les uns sur les autres jusqu’à ce qu’ils vacillent. Ils s’emploient à déconstruire le monde, pour nous inviter à le construire de nouveau, à le rêver. Le succès de ce film est donc à chercher dans ses multiples entrées : dans son caractère poétique à l’accent drolatique, et surtout métaphysique.

 

Vendredi 31 octobre 2014 de 19h30 à 20h30

Pierrick Sorin, Réveils, 1988

Vidéo, Betacam SP Pal, couleur, son transféré sous format numérique
Durée : 5′

Collection du Frac des Pays de la Loire

Pierrick Sorin est né en 1960 à Nantes, où il vit.

Après des études à l’école des Beaux Arts de Nantes, Pierrick Sorin réalise, à partir de 1988 des autofilmages, tels Réveils. Pierrick Sorin est intéressé par le banal, le quotidien. Il se moque, sur un mode burlesque, de l’existence humaine et interroge la création artistique. La question de la représentation est mise en valeur par ces autofilmages où il est l’unique acteur des histoires qu’il invente. Enfant de Méliès, il crée des vidéos truffées d’ingénieux bricolages visuels.

Pierrick Sorin se filme, chaque matin, pendant un mois, au moment même où il est réveillé par son poste de radio. A chaque fois, il prend la caméra à témoin et déclare qu’il se sent fatigué, qu’il faut vraiment qu’il se couche plus tôt… Apparemment, son intention n’est jamais mise à exécution car on le retrouve chaque jour aussi fatigué. Le film est ici utilisé comme l’outil d’un simple constat sur ces petits échecs du quotidien que tout le monde connaît. La répétition des « réveils » crée un effet comique derrière lequel transparaît un drame plus profond : celui d’une incapacité à appréhender correctement une relation au monde. Il expose ainsi l’homme dans sa faiblesse et sa fragilité.

 

Vendredi 31 octobre 2014 de 19h30 à 20h30

Song Dong, Jump, 1999

Vidéo couleur numérique,

Durée : 15’48’’

Edition : 2/12

Song Dong est né en 1966 à Pékin en Chine où il vit aujourd’hui. En 1989, il obtient son diplôme de peintre au département des Beaux-arts de l’université de Pékin. Il fait alors partie d’une génération d’artistes chinois qui émerge au début des années 90, dans un climat politique peu enclin à la liberté d’expression. La situation politique et financière de l’artiste dans ce contexte a encouragé Song Dong à la réalisation d’une œuvre méditative et solitaire. Dans ses performances, photographies, vidéos et installations, l’instable et l’éphémère occupent une place de premier plan.

Jump est une performance durant laquelle l’artiste, sans motif apparent, saute devant La Cité Interdite de Pékin, au milieu d’une foule parfaitement indifférente. Cette performance révèle l’importance accordée aux performances physiques et mentales. Jump dans son absurdité Taoïste trouve ses racines dans le proverbe chinois traditionnel : «Saute… aucune raison de sauter… aucune raison de sauter. » Dans cette action Song rappelle la tradition mais aussi l’histoire des performances d’avant-garde. Il met en lumière un aspect du quotidien chinois urbain et des questions liées au statut et à la visibilité de l’art et de la culture dans le monde actuel.

 

Vendredi 31 octobre 2014 de 19h30 à 20h30

Laurent Tixador & Abraham Poincheval, L’inconnu des grands horizons, 2002
Vidéo, couleur, son

Durée : 24’30 »

Collection du Frac des Pays de la Loire

Laurent Tixador est né en 1972 à Alençon, il vit à Marseille. Abraham Poincheval est né en 1965 à Colmar, il vit à Nantes.

« À la question de savoir si nous nous sentons proches des artistes du Land Art parce que nos travaux répondent aux deux critères qui le définissent généralement : être en milieu naturel et intervenir sur l’espace, nous répondons immédiatement : non (…). Notre atelier se situe dans la nature mais ce que nous souhaitons, c’est tout simplement nous transposer dans des situations aventureuses. » Chaque expérience artistique du duo pourrait débuter ainsi, par une courte phrase, qui précède souvent les jeux des enfants : « On dirait que… ». Comme un énoncé nécessaire, un postulat de départ qui tenterait de fixer les règles ou le cadre avant que l’Histoire ne se mette en marche, régie par les hasards et les aléas extérieurs. En l’occurrence, l’histoire est souvent celle d’une aventure à vivre : tantôt un itinéraire aux moyens de déplacements ou aux trajectoires peu communs, tantôt un campement au contexte décalé.

L’ensemble des trois œuvres réunies par le Frac rend compte de leurs diverses performances sur le terrain. L’Inconnu des grands horizons : une virée lors de laquelle les artistes ont marché de Nantes à Caen puis de Caen à Metz en ligne droite avec pour seul moyen d’orientation une boussole ; Total Symbiose 2 : séjour en autarcie au beau milieu d’une prairie de Dordogne, dans des igloos de terre construits par eux-mêmes ; Killingusap Avataani : le lancement d’un faux iceberg télécommandé à Illulisat, Disco Bay, Groenland.

 

Vendredi 7 novembre 2014 de 19h30 à 20h30

Régis Perray est un artiste nantais né en 1970. Dès ses études aux Beaux-arts de Nantes, il s’est investi dans une pratique rigoureuse et constante. Son travail puise dans son histoire personnelle et se construit dans une quête quasi obsessionnelle de la propreté.

En intervenant sur des sols négligés ou abandonnés, Régis Perray redécouvre et redonne vie à des espaces et des matières oubliés. Les sols, reliés à une ou des histoires, à un vécu personnel ou collectif, jouent, selon l’artiste, un rôle fondamental dans notre rapport au monde. Dans leur diversité matérielle, spatiale et référentielle, les sols définissent à eux seuls des territoires liés à des comportements : terre, herbe, béton, goudron, dalles, pavés, carrelage, parquet… sont autant de matières qui constituent ou témoignent d’espaces de vie, d’absence, de transformation et qui révèlent une organisation sociale des territoires.

Régis Perray, Patinage artistique au musée des Beaux-arts de Nantes, 2000

Vidéo, couleur, son
Durée : 17′

Collection du Frac des Pays de la Loire

Cette vidéo nous montre l’artiste, les pieds nus sur des rectangles de laine qui arpente les couloirs du musée des Beaux-arts de Nantes. C’est lors d’une résidence d’artiste en 2000 que l’artiste se livre tous les jours durant deux mois à un patinage en règle dans les salles du Musée. Le frottement du tissu, la pression du corps et sa chaleur, font briller naturellement les fibres de bois. L’artiste entretient ainsi une partie du sol.

L’œuvre de Régis Perray constitue un véritable dialogue avec l’architecture du musée qui lui permet d’être présent dans toutes les salles et pas seulement celles réservées à l’Art contemporain. Ce patinage dans les moindres recoins est un voyage pour le moins original dans l’histoire de l’Art.

Régis Perray, Les plus beaux pavés du quai Saint-Félix, 2002
Vidéo, couleur, son
Durée : 10′ 30 »

Collection du Frac des Pays de la Loire

Lorsque Régis Perray passe une éponge humide sur les pavés du quartier Saint-Félix à Nantes, il traduit cette volonté de rendre visible ce qui a été oublié, ce que l’on ne voit plus parce que trop familier ou ce qui n’apparait que de façon éphémère. Ceux-ci retrouvent leur couleur et leur éclat, l’espace d’un instant ; le soleil qui accentue d’abord le « réveil », l’éclat du sol, lui redonne ensuite une teinte terne en faisant sécher l’eau. Le geste dans son efficacité éphémère questionne la responsabilité de chacun de se positionner dans l’action ou l’inaction. Sans jugement, le travail de Régis Perray cherche à faire prendre conscience ou du moins à interroger deux modes de vie : vivre passivement dans l’ignorance du monde ou au contraire agir, participer au déroulement des choses pour les faire siennes.

 

Vendredi 14 novembre 2014 de 19h30 à 20h30

Lili Dujourie, Koraal

de la série Vidéo 1972-1981, Édition de tête, 2/6

Vidéo sur moniteur, noir et blanc, muet

Collection du Frac des Pays de la Loire

Lili Dujourie, Passion de l’été pour l’hiver

de la série Vidéo 1972-1981, Édition de tête, 2/6

Vidéo sur moniteur, noir et blanc, muet

Collection du Frac des Pays de la Loire

Lili Dujourie, Spiegel

de la série Vidéo 1972-1981, Édition de tête, 2/6

Vidéo sur moniteur, noir et blanc, muet

Collection du Frac des Pays de la Loire

Lili Dujourie est née en 1941 à Gand où elle vit (Belgique).

Ces trois films appartiennent à une collection qui compile les premiers travaux de l’artiste, une œuvre principalement développée par la suite sous forme de collages et de sculptures. Entre 1970 et 1980, son rapport au nouveau médium vidéo établit les conditions d’une pratique plus qu’une forme. L’artiste expérimente diverses modalités d’enregistrement direct, sans coupes, de scènes où elle s’expose longuement dans des cadrages simples. Si la présence de ce corps en lent mouvement renvoie à certaines pratiques chorégraphiques ou performatives, c’est davantage d’une tradition d’un cinéma de la captation en temps réel dont semble relever l’ensemble.

Le projet Un art du geste a reçu le soutien de la Ville de Nantes et l’Institut Français de Paris, de Nantes Métropole, du Conseil Général de Loire-Atlantique. Ils ont été accompagnés dans leur production par l’association ON TIME (Nantes) et diffusés en collaboration avec le Centre culturel, artistique et touristique OUADADA (Porto Novo). Le projet Un art du geste a été réalisé dans le cadre d’un partenariat avec le Frac des Pays de la Loire.

 

Les Mains Invisibles avec l’artiste Julien Laforge à Porto-Novo

Du: 15 octobre 2014 - Au: 15 novembre 2014
Heure : 0 h 00 min - 0 h 00 min
Lieu: Centre culturel OUADADA

Julien Laforge en atelier de création

Julien LaforgeJulien Laforge, artiste diplômé de l’École Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris développe une pratique singulière, attachée à l’expérimentation de territoires. Il complète sa formation par un CAP d’ébéniste à l’Ecole Boulle, qui lui permet d’appuyer sa pratique par l’acquisition d’une connaissance du matériau bois et de ses logiques de construction. Plusieurs voyages et rencontres avec des territoires particuliers (Bombay, Bamako, Sénégal, Gabon, Iles Shetland) ont engendré une approche singulière de la sculpture et de l’installation souvent portée par un questionnement de la notion de paysage. Il développe depuis quelques années une production artistique qui met en lien les gestes de travail des hommes et leur environnement.

julien laforcge« Les mains invisibles » est un dispositif de résidence d’artiste en entreprise et auprès de travailleurs de multiples secteurs. Il s’inscrit dans un mouvement artistique interdisciplinaire en pleine conscience de l’importance pour l’artiste aujourd’hui de tisser des liens avec les pans de réel que sont l’économie, l’entreprise, la production et les rapports sociaux qui en découlent.

 

julien laforgeL’intention n’est pas uniquement de s’introduire dans l’entreprise en collecteur d’images ou de matières mais plutôt d’instiller une présence basée sur l’échange et le croisement de savoir-faire avec les travailleurs. Cet échange aura pour objectif la constitution d’objets artistiques chargés du contexte qui leur aura donné naissance.

Le projet « Les mains invisibles » vise donc la constitution d’une collection de gestes de travail, matérialisée par des objets et dessins. Ces objets poétiques s’intègrent dans un ensemble de plateformes polymorphes, intitulées « Unités Mobiles d’Exploration ». Ces structures rassemblent et combinent des contextes de travail et des logiques économiques différentes. Elles témoignent par leur aspect de leur caractère mobile.

Ce projet a été soutenu par la Ville de Nantes et l’Institut Français de Paris, Nantes Métropole, le Conseil Général de Loire-Atlantique et la Région Pays de la Loire. Il a été accompagné dans sa production par l’association ON TIME (Nantes) et diffusé en collaboration avec le Centre culturel, artistique et touristique OUADADA.

ON TIME COMME SOUTIEN À LA PRODUCTION

 

julien laforgeJulien laforge

Un art du geste dans les écoles de Porto-Novo avec la médiatrice Margaux Brun

Du: 15 octobre 2014 - Au: 15 novembre 2014
Heure : 0 h 00 min - 0 h 00 min
Lieu: Centre culturel OUADADA
mediation marginaux

Du 15 octobre au 15 novembre 2014, centre culturel OUADADA

 

mise en geste Margaux Brun s’attache à questionner la place et le rôle de la création contemporaine au cœur de territoires éloignés de l’offre culturelle. Elle participe au développement et à la sensibilisation des publics à l’art notamment dans des espaces spécifiques (maison d’arrêt, hôpital, banlieue). Elle exerce plusieurs activités depuis 2007 : chargée de médiation, chargée de communication, coordinatrice de résidences artistiques, assistante au commissariat d’exposition, chargée de l’action culturelle et éducative au sein d’institutions culturelles (Frac des Pays de la Loire, Fondation Cartier pour l’art c ontemporain, Centre Pompidou), centre d’art (Maison d’art contemporain Chaillioux à Fresnes) et lors d’évènements mediation marginaux(Monumenta 2008 au Grand Palais, SLICK au 104, Nuit Blanche).

Depuis 2009, elle crée des espaces sensibles, de découvertes et de partages autour de la création contemporaine. Favoriser la rencontre des publics et de l’art est au cœur de sa démarche réflexive. Margaux Brun crée des espaces de réflexion et d’expérimentation par des dispositifs de médiation nomades et innovants, en regard du travail d’artistes contemporains et au plus près des attentes des publics. Elle élabore des contenus adaptés de sensibilisation à l’art et à la création contemporaine auprès de différents publics et sous différentes formes (ateliers, conférences, visites).

médiation marginaux« Un art du geste » combine plusieurs actions culturelles à caractère innovant, menées au sein de centres d’art, bibliothèques et établissements scolaires contribuant à une sensibilisation au champ de la performance. La performance est riche pour interroger la question de l’insaisissable, de l’immatérialité et de l’éphémère, du geste et de la parole, de l’espace et du corps, du réel et de l’immédiateté. La performance permet une relation expérimentale du monde. La performance comme un art du récit et d’action, un art du mouvement et de la narration.

médiation marginauxCe projet a pour objectif la sensibilisation aux pratiques de la performance en art grâce à un dispositif de médiation : un coffret pédagogique à partir duquel s’organisent des ateliers pédagogiques et la diffusion d’œuvres vidéo du Frac des Pays de la Loire.

A Porto-Novo, plusieurs ateliers sont programmés au sein des Ecoles La Rosette et Les Jambettes. Une approche de l’histoire de la performance permet aux participants de découvrir les Anthropométries d’Yves Klein, les actions corporelles de Marina Abramovic et gina pane, l’action painting de Jackson Pollock, les formes hybrides d’ORLAN, les sculptures d’action de Roman Signer, la graphomanie de BEN, une nouvelle perception de l’espace et du temps comme Bruce Nauman…

Plus d’informations :

http://lesmainsinvisibles.blogspot.com/

Ce projet a été soutenu par la Ville de Nantes et l’Institut Français de Paris, Nantes Métropole et le Conseil Général de Loire-Atlantique. Il a été accompagné dans sa production par l’association ON TIME (Nantes) et diffusé en collaboration avec le Centre culturel, artistique et touristique OUADADA.

Le projet Un art du geste a été réalisé dans le cadre d’un partenariat avec le Frac des Pays de la Loire.

ON TIME COMME SOUTIEN À LA PRODUCTION

 

mediation marginaux

Cinéma-Concert Charlot soldat

Date : 5 janvier 2014
Heure : 0 h 00 min - 0 h 00 min
Lieu: Centre culturel OUADADA
charlot soldat

L’Institut Français du Bénin et l’Ambassade de la République fédérale d’Allemagne vous présentent le cinéma-concert Charlot soldat, le mercredi 5 novembre 2014 à 19H00.

Entrée libre

Change ta classe Bénin 2013, Atelier d’art et de design à l’école Les Jambettes de Porto-Novo

Date : 23 octobre 2013
Heure : 0 h 00 min - 0 h 00 min
Lieu: Poto-Novo, Bénin
change ta classe

change ta classeDepuis une quinzaine d’années, les enfants, les adolescents et les adultes sont au cœur des préoccupations des programmes menés par l’IFA (Institut Français d’Architecture) à travers des actions pilotes opérées dans le monde notamment en France, au Liban, en Biélorussie, au Maroc, au Cameroun, au Bénin et autres.

« Change ta classe » est une initiative de Fiona Meadows, architecte et responsable de programmes à l’IFA. Le projet vise à offrir aux jeunes de nouveaux « espaces potentiels », des lieux dédiés à la créativité et à l’expression de toutes sortes pour stimuler leur imagination et accroître leur autonomie.

change ta classeEn 2012, l’Ecole Boulle et ses partenaires industriels, le Centre Culturel OUADADA et l’IFA ont aménagé une bibliothèque et une salle de consultation à l’école « La Rosette » à Porto-Novo. Les élèves de l’école La Rosette et les étudiants en master design de l’école BOULLE ont été impliqués dans les travaux de réalisation. L’initiative a duré deux semaines et a été  appréciée par les participants, les responsables de l’école « La Rosette » et des populations de la ville. Une expérience que l’IFA et ses partenaires souhaitent renouveler.

change ta classeLe site identifié cette année 2013 est l’école « Les Jambettes », située dans le quartier Tokpota dans la ville de Porto-Novo au Bénin. C’est une école qui compte environ 500 élèves répartis de la maternelle au lycée.

L’idée de l’action est de concevoir et d’aménager une salle de documentation et d’expressions artistiques, un lieu où les élèves sont initiés à la poésie, la peinture, la décoration, la fabrication et la manipulation de marionnettes.

change ta classeLes responsables de l’école mettent une salle à la disposition du projet. Il s’agit une bibliothèque scolaire qui est abandonnée depuis sept ans.

change ta classeLe Centre Culturel OUADADA et la Cité de l’Architecture et du Patrimoine-Paris s’associent pour financer et réaliser le projet.

change ta classeLes élèves et les enseignants de l’école Les Jambettes sont impliqués dans les travaux de conception, de création et d’aménagement de la salle.

L’action consiste à rénover et améliorer le cadre visuel de la salle (peinture, éclairage, etc.) et l’équiper en mobiliers (tables, chaises, bancs, étagères, etc.).

change ta classeLe but de l’action est également d’apprendre aux élèves à fabriquer des marionnettes avec tout objet de récupération et à maîtriser le jeu des personnages.

Les élèves participent aux travaux de peinture et de fabrication des mobiliers.

change ta classeIls sont formés à la manipulation de marionnettes et au jeu d’acteur.

change ta classeLes élèves participent à la création des décors de scènes encadrés par les artistes.

Les décors sont des toiles peintes par l’artiste et les élèves. Ils sont faits avec des tissus, du bois, des cartons et autres objets de récupération collés, assemblés puis peints.

Un scénario est rédigé sur le thème : »Gardons notre environnement propre ». Les artistes créent avec les élèves un spectacle qui sera joué par ces derniers le 11 novembre prochain au Centre Culturel OUADADA.

Le choix des marionnettes comme jeu de société avec les élèves a une double fonction : celle initiatique qui offre une opportunité aux jeunes d’apprendre à maîtriser le jeu de personnage et celle sociale, où lors des représentations théâtrales les petits personnages retracent les faits marquant la société.

Les cibles sont les élèves, les parents d’élèves, les responsables et enseignants de l’école, les autorités du Ministère de l’Enseignement Primaire et Secondaire, les représentants du Ministère Béninois en charge de la Culture, les autorités de la Mairie de Porto-Novo, les populations, le public du Centre Culturel OUADADA,…

Le Centre Culturel OUADADA identifie et sollicite des artistes (plasticien, écrivain, marionnettiste, designer, etc.) et des artisans (maçon, menuisier, soudeur, etc.) pour participer aux travaux de conception et de réalisation.

Le budget de l’action est très réduit. Les travaux durent deux semaines.

 

simplice ahouansouSimplice AHOUANSOU

Peintre et Sculpteur

Vit et travaille à Porto-Novo 

Simplice est un artiste Béninois présent sur la scène artistique internationale. Ses œuvres se retrouvent dans les musées et les galeries d’art en Afrique, en Europe et autres. Sa peinture est faite de formes géométriques qui s’assemblent et donnent naissance à des personnages, des paysages… Son travail résulte d’une recherche approfondie de la matière. L’« acrylique sauvage » qu’il applique au couteau, au doigt ou au pinceau est un mélange de colle, de résine, d’eau, de chaux et de teintes minérales inventé par l’artiste. Il est très engagé et prône des valeurs fondamentales comme la justice, l’amour, le respect de la vie dans toutes ses formes : humaine, animale, …

fidele bahaFidèle Baha

Marionnettiste et comédien

Vit et travaille à Porto-Novo 

 

 

 

  

hyacinte zougboHyacinthe Zougbo

Marionnettiste et comédien

Vit et travaille à Porto-Novo 

 

 

 

 

 

clarisse bindeClarisse Bindé

Marionnettiste et comédienne

Vit et travaille à Porto-Novo

 

 

 

 

Gérard BassaléGérard Bassalè

Directeur Artistique

Directeur du Centre Culturel OUADADA

 

 

 

 

thierry BogninouThiery Bogninou

Directeur des Etudes à l’école Les Jambettes

 

 

 

 

Fiona Meadows

Architecte et Responsable de programmes à l’IFA