Porto-Novo, capitale du patrimoine historique

Grande mosquée de Porto-novo

Grande mosquée de Porto-novo

Porto-Novo, ville d’Histoire

Hogbonou pour les Goun, Adjatché pour les Adja… cette ville fut baptisée Porto-Novo par les Portugais qui la comparèrent à la ville de Porto, située sur les rives de la Méditerranée. Elle regorge de vestiges afro-brésiliens ainsi que de monuments coloniaux. La culture Vodou y est également très dense et bien vivante.

L’histoire de la fondation du royaume de Porto-Novo – qui laissa place à la capitale politique du Bénin – nous est rapportée par la tradition orale et repose sur deux légendes.

La première évoque le peuple Yoruba et décrit l’installation humaine en ces lieux vers la fin du XVIe siècle. La seconde fait référence aux Adja qui détrônèrent les occupants pour fonder le royaume de Hogbonou.

La légende Yoruba nous parle de trois chasseurs : Anata, Obagadjou, Akakpo-Agbon. Issus du village de Lingbo du petit royaume d’Aholi (dans l’actuel Nigeria), ils étaient partis à la chasse sur ces terres où ils firent avec stupeur la rencontre d’un étrange génie à neuf têtes qui sortait d’une termitière. De retour chez eux, nos chasseurs consultèrent le Fa au sujet de cette découverte. Le Fa leur dévoila le mystère : ce génie était une divinité bienfaisante du nom de Abori Messan : celle qui donna naissance à neuf enfants. (Il existe une autre interprétation de cette légende selon laquelle le génie était en fait une femme qui aurait accouché de neuf enfants et aurait été divinisée pour cela.) Le destin devait conduire ces chasseurs à adorer Abori Messan. Ils retournèrent donc sur le lieu de l’apparition, érigèrent un temple en son honneur et lui témoignèrent leur dévouement par des offrandes régulières. Protégés par la divinité et rejoints par leur famille, ils fondèrent leur village à proximité de ce temple et le baptisèrent Aklon. Sur les rives de la lagune, Aklon (ou Akron) constitue de nos jours le plus ancien quartier de Porto-Novo. On y trouve le Temple Abori Messan ainsi que celui des trois chasseurs.

Le village de Djassin (autre quartier de Porto-Novo) fut fondé ensuite par une deuxième vague migratoire Yoruba.

La seconde légende nous explique l’occupation des lieux par le peuple Adja. Les Adja, issus du village de Adja-Tado dans l’actuel Togo, sont à l’origine de divers groupes socioculturels du Bénin parmi lesquels les Fon d’Abomey et de Ouidah, les Xwla et Xwéda du Mono et du Couffo, les Mahi de Savalou, les Goun de Porto-Novo.

Egungun, le Revenant

Egungun, le Revenant

L’histoire raconte qu’un descendant de la famille royale d’Allada – siège de la première migration Adja –, cherchant à s’installer sur les rives de la lagune, demanda l’hospitalité à la Cour royale Yoruba de Aklon. Celle-ci lui accorda un espace de la taille d’une peau d’antilope. Il l’accepta et la découpa en fines lanières qu’il mit bout à bout, décrivant ainsi un vaste domaine. Cette ruse lui valut le nom de Té Agbanlin qui désigne selon certains l’antilope. Il y bâtit une grande demeure qu’il baptisa Hogbonou : « la grande maison située dans le grand espace ». Aujourd’hui encore, les Goun dénomment ainsi la ville de Porto-Novo dont le blason fait figurer une antilope.

Porto-Novo est d’abord une ville historique, empreinte de traditions et de mystères que seul un œil averti peut discerner. Vous pouvez y vivre et en ignorer les traces du passé.

Attraits touristiques de Porto-Novo

Porto-Novo est une ville incontournable : ville calme, ville de charme. Ses quartiers afrobrésiliens aux magnifiques bâtisses, ses quartiers coloniaux, ses musées et autres sites touristiques permettent au visiteur d’approcher l’Histoire et la Culture du Bénin. Avec OUADADA, il est également possible de découvrir au autre aspect de la structuration de la ville grâce à la visite des places Vodoun. OUADADA propose également des visites dans les ateliers des artistes et/ou des artisans (forgeron, vannier, etc.).

OUADADA vous accompagne enfin en périphérie de Porto-Novo à la dévouverte de :

Adjarra

À 12 km au Nord de Porto-Novo, la commune d’Adjarra dispose de nombreux atouts pour les visiteurs :

  • un grand marché particulièrement beau tant par sa structure que ses produits (poterie, vannerie, bijoux, tissus, épices, animaux et gri-gri) ;
  • un marché d’instruments de musique (tam-tams et autres percussions) ;
  • des promenades en pirogue ;
  • la visite d’ateliers de fabrication de tam-tams et de production de vin de palme ;
  • la dégustation du fameux porc grillé d’Adjarra chez les frères Houssou, accompagné d’un piron bien relevé (pâte de gari).

Les Aguégés

Au départ de Djassin, embarquez dans une pirogue à destination des villages des Aguégués : habitations sur pilotis et marché sur l’eau constituent ce bel ensemble semi-lacustre. Le tourisme y est bien moins développé qu’à Ganvié et l’ambiance s’en ressent.